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Nous étions quelque part dans le coin de Barstow aux abords du désert quand les drogues ont commencé à nous travailler.
Je me souviens que j 'ai dit quelque chose du genre : "Je me sens la tĂȘte un peu vide ; tu ferais peut-ĂȘtre mieux de prendre le volant..."
Puis tout d'un coup il y a eu un Ă©norme grondement tout autour de nous, et le ciel Ă©tait empli de choses ressemblant Ă  de gigantesques chauves-souris qui fondaient et piquaient sur la voiture avec des cris perçants, tandis que nous foncions sur Las Vegas, capote baissĂ©e Ă  160 et des poussiĂšres. Et il y avait une voix qui hurlait : "Doux JĂ©sus ! Mais d'oĂč sortent ces satanĂ©s oiseaux?"
Et puis le calme est revenu. Mon avocat avait retirĂ© sa chemise et s'aspergeait la poitrine de biĂšre pour faciliter le processus de bronzage. "Qu'est-ce qui te prend de gueuler comme ça ?" grommela-t-il en ïŹxant vers le soleil ses yeux fermĂ©s que recouvraient des lunettes fumĂ©es espagnoles couvre-tout. "Te tracasse pas, lui dis-je ; c'est ton tour de conduire." J'Ă©crasai le frein et rangeai la Great Red Shark contre le talus bordant l'autoroute. Pas la peine de lui parler des chauves-souris, me suis-je dit; ce pauvre couillon ne va pas tarder Ă  les voir venir.
Il Ă©tait presque midi, et il nous restait pas loin de deux cents kilomĂštres Ă  faire.

Hunter S. Thompson, Las Vegas Parano 

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LA CHAUVE SOURIS
C’est en 1872 que Meilhac et HalĂ©vy prĂ©sentent Ă  Paris, thĂ©Ăątre du Palais-Royal une amusante comĂ©die, Le RĂ©veillon, dont le sujet avait, paraĂźt-il, Ă©tĂ© dĂ©jĂ  traitĂ© en allemand par Roderich Benedix . L’ouvrage ayant attirĂ© l’intĂ©rĂȘt des Viennois, un nouveau texte fut Ă©crit par GenĂ©e, l’un des meilleurs librettistes de l’endroit. Johann Strauss fils, alors ĂągĂ© de 49 ans, s’était dĂ©jĂ  essayĂ© Ă  deux reprises Ă  la scĂšne, encouragĂ© par sa femme Jetty et Steiner, l’avisĂ© directeur du thĂ©Ăątre An der Wien : en 1871 avec Indigo et les 40 voleurs et en 1872 avec Le Carnaval Ă  Rome. Le succĂšs fut relatif. Lorsqu’on lui proposa de mettre en musique le texte de GenĂ©e, il n’hĂ©sita guĂšre et se mit au travail. La partition de ce qui allait devenir l’un des chefs d’Ɠuvre du thĂ©Ăątre lyrique lĂ©ger fut terminĂ©e en 42 jours. 

La crĂ©ation ne se prĂ©senta pas sous les meilleurs auspices. En 1873, la Bourse viennoise s’était effondrĂ©e au cours d’un » vendredi noir » d’oĂč devaient rĂ©sulter d’innombrables catastrophes financiĂšres et une vague de suicides. La premiĂšre de Die Fledermaus eut lieu le jour de PĂąques, le 5 avril 1874. Si Strauss obtint un triomphe personnel, l’accueil fait Ă  l’ouvrage fut plutĂŽt tiĂšde. La critique Ă©tait assez partagĂ©e, le redoutable Hanslick proclamant qu’il ne s’agissait qu’un pot-pourri de motifs de valses et de polkas. Seul le Neue Wiener Fremdenblatt reconnut les progrĂšs rĂ©alisĂ©s par Strauss dans le traitement des scĂšnes d’ensemble et donc dans la direction d’un meilleur thĂ©Ăątre musical. 

Quoi qu’il en soit, aprĂšs 11 jours, on arrĂȘta les frais pour applaudir la Patti dans Ernani de Verdi. Mais les amis de Strauss ne se dĂ©couragĂšrent pas, ils rĂ©ussirent Ă  imposer une reprise qui mena la piĂšce jusqu’en juin. Au dĂ©but de juillet, les Berlinois dĂ©couvrirent l’ouvrage et ce fut un triomphe extraordinaire, bientĂŽt prolongĂ© Ă  Hambourg, Vienne s’enthousiasmant progressivement. 

Et Paris ? Meilhac et HalĂ©vy interdisent l’utilisation du livret, ce qui a pour consĂ©quence l’écriture d’un nouveau texte par Alfred Delacour et Victor Wilder, qui n’a plus rien Ă  voir avec l’original. ParallĂšlement, la musique est » tripatouillĂ©e » et apparaĂźt plus dansante que chantante (Renaissance, 1877). Le succĂšs est Ă©phĂ©mĂšre malgrĂ© la prĂ©sence de Zulma Bouffar. Pendant ce temps, Die Fledermaus sĂ©duit l’Angleterre, la Russie, les Etats Scandinaves ; l’AmĂ©rique
 

Enfin, le 22 avril 1904, les Parisiens font connaissance avec la vĂ©ritable Chauve-Souris, grĂące Ă  Fernand Samuel, directeur du thĂ©Ăątre des VariĂ©tĂ©s. Paul Ferrier Ă©crit un nouveau livret qui suit de prĂšs l’intrigue viennoise, l’action Ă©tant toutefois replacĂ©e en France. L’ouvrage atteint 56 reprĂ©sentations, ce qui reste somme toute assez modeste. Il n’est repris dans la capitale qu’en 1933 pour l’inauguration du thĂ©Ăątre Pigalle. Pour l’occasion, Nino Ă©crit un nouveau livret, et Korngold » jazzifie » le chef d’Ɠuvre de Strauss. Passons


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L’ARGUMENT Version française :
Revenant un matin d’un bal masquĂ©, le notaire Duparquet, victime d’une farce de son ami Gaillardin, a Ă©tĂ© obligĂ© de traverser la ville, encore revĂȘtu de son dĂ©guisement de chauve-souris : il a jurĂ© de se venger. Le moment lui paraĂźt propice lorsque Gaillardin, qui s’est disputĂ© avec un garde champĂȘtre, doit purger une peine de 8 jours de prison, dĂ©butant ce soir Ă  minuit.

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Die Fledermaus

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