J'aimais ce pays infiniment. Il est des coins du monde délicieux qui ont pour les yeux un charme sensuel. On les aime d'un amour physique. Nous gardons, nous autres que séduit la terre, des souvenirs tendres pour certaines sources, certains bois, certains étangs, certaines collines, vus souvent et qui nous ont attendris à la façon d'événements heureux. Quelquefois même la pensée retourne vers un coin de forêt, ou un bout de berge, ou un verger poudré de fleurs, aperçus une seule fois, par un jour gai, et restés en notre cœur comme ces images de femmes rencontrées dans la rue, un matin de printemps, avec une toilette claire et transparente, et qui nous laissent dans l'âme et dans la chair un désir inapaisé, inoubliable, la sensation du bonheur condoyé.

Guy de Maupassant, Boule de suif

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Le printemps est un barbare qui déchire les robes, s'engouffre dans les villes, saccage les citadelles de la raison.
Le printemps est une cathédrale de feuillage et de désir qui surgit dans les ruines de l'hiver.

René Frégni, La fiancée des corbeaux

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Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi.
Le monde jaillit dans ma vie comme une eau courante.
Les fleurs s'épanouiront dans mon être.
Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon cœur,
et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte.

Rabindranath Tagore, L'offrande lyrique 

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Les filles sont Folie
Dès que le Crains-t'en s'en va      dès que le Crains-t'en s'en va
Mais les errements s'oublient
Dès que l'éreintant est là            dès que l'éreintant est là

Là-bas dans l'Aguerri
J'attends toujours le divin,
Les filles qui me sourient
Dès que le vain temps revient       dès que le vain temps revient

Well, En Organdi   ©