La révolution du béton
À partir de la fin du XIXe siècle, le recours généralisé au béton bouleverse quelque peu l’organisation traditionnelle du chantier. Le manœuvre prend la fonction de bétonneur : il alimente la bétonnière qui mélange et malaxe le ciment. Malgré l’arrivée de cette machine, la maçonnerie est encore peu industrialisée au début du XXe siècle. La manipulation de cette “pierre liquide” engendre de nouvelles spécialisations et les journées sont désormais rythmées par le nombre de “coulées”. Dans le cas du béton armé, il faut bien sûr faire appel à un ferrailleur qui prépare les tiges, chaînages ou treillis de métal. Ces éléments sont pris dans le béton pour lui assurer toute la solidité possible. Après avoir évalué la quantité de béton nécessaire, le coffreur-boiseur fabrique les coffrages, c’est-à-dire les moules en bois qui reçoivent le béton liquide et restent en place pendant que celui-ci sèche et durcisse. On peut remarquer que sur certains bétons laissés bruts de décoffrage, l’empreinte laissée par les moules de bois est visible. Dans le cas des dalles, lorsque celles-ci sont coulées, le béton est lissé par les manœuvres grâce une grande règle qu’ils remuent de droite à gauche. À la fin du processus, le cimentier-applicateur s’occupe des travaux de finition.
Passerelles.bnf.fr, Le chantier : un lieu organisé et hiérarchisé

aviator_by_maarew

 

Madame,

Je vous remercie pour cette jolie truelle,
mais je ne suis plus votre maçon,
même si rarement franc
et souvent au pied d'humeurs,
mais le Docteur Leleue,
votre psychiatre
depuis déjà quelques déconstructions,
et vous prierai,
encore une fois,
madame,
de me rendre mon sac de ciment
à moi, parce qu'il est à moi.

Bien à nous,
Dr Leleue
Psychiatre interneuronal
Ex-ingénieur-béton des Hôpitaux de Paris

Well, Avec un c cédille ou un accent circonflexe ?
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