samedi 15 avril 2017

Botte

 II fut dit qu’on nous fiancerait le lendemain de la Pentecôte. Ma mère descendit à la vallée pour inviter les parents, parler au notaire et avertir le sonneur de carillonner ce matin-là. Depuis ce moment, nous commençâmes à nous parler, comme on dit, Denise et moi. C’est-à-dire, monsieur, que lorsqu’elle trayait ses bêtes, j’allais avec elle à l’étable et je tenais la chèvre par les cornes pendant que Denise était à genoux sur les feuilles sèches de la litière et qu’elle levait vers moi le visage en souriant pour badiner que je... [Lire la suite]