Depuis l'abolition des bordeaux, les prostituées n'ayant plus de costume, de marque, ni d'enseigne, qui les fissent reconnaître, il en résultait de continuelles méprises, très fâcheuses et très-désagréables pour les femmes honnêtes. Celles-ci se voyaient souvent accostées et insultées en pleine rue; elles ne pouvaient que protester contre l'outrage qu'on leur faisait en les poursuivant de propositions impudiques, de paroles obscènes et même de grossiers attouchements. La fille la plus mal famée n'était jamais tenue de déclarer sa profession scandaleuse, et elle jouait souvent la femme d'honneur, quand elle ne se souciait pas de répondre à une requête amoureuse. On reconnaissait ordinairement les femmes de mauvaise vie, en les voyant bavarder et rire dans la rue avec des hommes notoirement connus pour leurs mœurs dépravées. « Je ne doute pas qu'elle ne soit putain, dit Béroalde de Verville au sujet d'une femme de réputation équivoque,et surtout l'ayant vue parler au vicaire de Saint-Paul, qui avoit promis à son curé qu'il seroit sage et ne courroit plus après les garces. » Le curé lui reproche d'avoir manqué à sa promesse : « Je vous ai vu parler à une garce, lui dit-il. N'avez vous point de honte de ne vous en pouvoir abstenir, encore à ces bons jours ?— Ho! monsieur, répondit l'incorrigible vicaire, excusez-moi, ce n'est pas pour aujourd'hui, c'est pour demain. »
Pierre Dufour, Mémoires Curieux sur l'Histoire des Mœurs et de la Prostitution en France aux dix-septième et dix-huitième siècles 

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- Il semblerait, madame, que de par vos mœurs passablement dissolues,
vous ayez rencontré, entre autres, de bien nombreux hommes.
- Oh vous savez, docteur, c'est comme partout, souvent les avis divergent.
- Et quand vous dites "divergent", je suppute que c'est même beaucoup plus !
Well, Alors ne vous étonnez plus de l'origine de ces mycoses   ©