L'élimination des candidats du PS et de LR marque un tournant dans l'histoire de la Ve République, explique l'historien Gilles Richard.

Cet échec marque-t-il un tournant et peut-il entraîner l'explosion de LR ?

Ce premier tour n'est pas un tournant uniquement pour les Républicains. C'est un véritable virage dans l'histoire des deux partis qui ont structuré la vie politique depuis trente ans, les Républicains à droite, l'héritier du RPR et de l'UMP, mais aussi le PS à gauche. A partir de 1984, il y a eu une volonté d'installer un système bi-partisan, avec le PS rassemblant plusieurs familles de gauche d'un côté et une union entre le RPR et l'UDF de l'autre. C'est le moment où le PS a renoncé à l'anti-capitalisme, et le RPR au gaullisme.

Aujourd'hui, nous assistons à la fin de ce processus. Les primaires, organisées par ces deux formations comme un ultime moyen de rassembler plusieurs lignes et tendances diverses mais qui cohabitaient jusque-là, n'ont pas permis de le "sauver". Avec un second tour opposant Macron à Le Pen, le système bi-partisan que nous connaissons n'est plus, le clivage droite-gauche disparaît et se trouve substitué par un autre, organisé autour de l'opposition entre les pro-mondialisation et les nationalistes. Les Républicains risquent très vite de se diviser sur cette question, les uns ralliant Macron, les autres Le Pen.

Marianne libérant le nationalisme

Los Pro-Mondialisation's and The Nationaliszt
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