mardi 29 avril 2008
Vérité
"La Vérité est ce que l'on voit en totalité.
Y parvenez-vous ?"
Krishnamurti
"C'est un dément songe
d'ivraie mentale
où une livresque ivresse
nous plonge
tout au fond d'un bain total..."
Well, Verrat City
dimanche 27 avril 2008
Trame
"L'amour, la haine, la paix : voilà les trois émotions qui forment la trame de la vie humaine".
Virginia Woolf, Entre les
actes
"Dieu meut le joueur et le joueur, la pièce.
Quel dieu, derrière Dieu,
commence cette trame
De poussière et de temps, de
rêves et de larmes?"
Jorge Luis Borges, L'auteur et autres textes
"Qui de vous
saura dénouer
l'âme de la trame
avant de la voir filer ?"
Well, Trame
jeudi 24 avril 2008
Inspiration
"Celui qui est capable de ressentir la passion, c'est qu'il peut l'inspirer"
Marcel Pagnol, Jazz
"Il faut, a dit Victor Hugo, gravir le dur sentier de l'inspiration. » « L'inspiration,
ajoute Baudelaire, cité par Banville, c'est de travailler tous les jours. »
« Les choses, dit Bossuet, ont besoin d'être médités ; tâchons de les rendre
sensibles en les étendant davantage"
Antoine Albalat, Comment il ne
faut pas écrire
"[...] toutes nos idées et nos raisonnements au sujet de l'inspiration ont été faussés par notre habitude - d'abord de distinguer à tort ou au moins sans nécessité entre l'inspiration des mots et des actes et
secondement par ce fait que nous attribuons une force ou une sagesse inspirées à certaines personnes ou certains écrivains seulement au lieu de l'accorder au corps entier des croyants pour autant qu'ils participent à la grâce du Christ, à l'amour de Dieu, à la Communion du Saint-Esprit". John Rushkin, La bible d'Amiens, Le dompteur
"Un gros mieux
Mince pire..."
Well, Inspiration
lundi 21 avril 2008
Dérive
"Il y avait sur la grève un long ruisseau, et
comme il en remontait lentement le cours, il admira l'interminable
dérive des algues. Vert émeraude, noires, rousses, olivâtres, elles se
mouvaient sous l'eau courante, ondoyant et tournoyant. L'eau était
obscurcie par cette interminable dérive et reflétait la dérive des
nuages là-haut. Au-dessus de lui, les nuages dérivaient en silence ; en
silence les laminaires enchevêtrées dérivaient à ses pieds et l'air
gris et tiède était calme : et dans ses veines une vie nouvelle et
sauvage chantait." James Joyce, Portrait de l'artiste en jeune homme
"Allongés sur le dos
telles des planches
au fil de l'eau,
comme tous les dimanches
nous dérivons..."
Well, Des rives
Prolongeons cette dérive ensemble :
A vous, maintenant, d'imaginer la suite...
samedi 19 avril 2008
Personne
"Tu souffres et personne ne t'aime, et on te parle
toujours rudement.
C'est pourquoi j'irai au-devant de toi, et te prendrai par la
main,
et te conduirai à la meilleure place, près de mon trône,
au pays où je
suis roi." Valery Larbaud, Enfantines - Le couperet
"J'ai décidé de plus m'en prendre à personne depuis que
j'ai observé que je finis toujours par ressembler à mon dernier ennemi."
Emil
Michel Cioran, De l'inconvénient d'être né
"Soudain une ombre.
La mienne.
Rien d'autre.
Ni de belles ou de Caïn.
Juste le soleil et moite.
Enfin !"
Well, Père Sun
jeudi 17 avril 2008
Mouche
"Mesdames et messieurs : la face des mouches est sérieuse. Cet animal marche et vole à son affaire avec
précipitation. Mais il change brusquement ses buts, la suite de son
manège est imprévue : on dit que cet insecte est dupe du hasard. Il ne
se laisse pas approcher : mais au contraire il vient, et vous touche
souvent où il vent ; ou bien, de moins près, il vous pose la face seule
qu'il veut. Chassé, il fuit, mais revient mille instants par mille voies se reposer au chasseur." Francis Ponge, Le parti pris des choses
"Elle est une mouche toc
posée sur des briques
qui fait zzzzz
quand on s'en moque
et frémit juste parce que c'est chic.
Elle est une mouche
Styx
lovée sur des brocs
qui fait zzzzz
quand elle vous pique
et s'endort lasse de tant d'épiques chocs..."
Well, Snobie la mouche
lundi 14 avril 2008
Fontaine
"Nous avions établi notre quartier général dans la cour des Lions ; notre ameublement consistait en deux matelas que l'on roulait le jour dans quelque coin, en une lampe de cuivre, une jarre de terre et quelques bouteilles de vin de Xérès que nous mettions rafraîchir dans la fontaine. Nous couchions tantôt dans la salle des Deux Soeurs, tantôt dans celle dans celle des Abencérages, et ce n'est pas sans quelque légère appréhension qu'étendu sur mon manteau je regardais
tomber, par les ouvertures de la voûte, dans l'eau du bassin et sur le pavé luisant, les rayons blancs de la lune tout étonnés de se croiser avec la flamme jaune et tremblotante d'une lampe" Théophile Gauthier, Voyage en Espagne
"Vivre, il n'y a là aucun bonheur. Vivre : porter de par le monde son moi
douloureux.
Mais être, être est bonheur. Être : se transformer en fontaine,
vasque de pierre dans laquelle l'univers descend comme une pluie tiède"
Milan Kundera, L'immortalité
"Fends
A fond
Aime !
Fontaine
Joue
Jouis
Danse !
Jouvence
Fontaine Grelot
Je boirais encore de tonneaux..."
Well, A boire
vendredi 11 avril 2008
Pluie
"Le temps s'étire
Soirée de pluie printanière
Et
moi je songe"
Natsume Sôseki, Haikus
"Nathanaël, je te parlerai des attentes. J'ai vu la plaine, pendant l'été, attendre
; attendre un peu de pluie. La poussière des routes était devenue trop légère et chaque souffle la soulevait. Ce n'était même plus un désir ; c'était une appréhension. La terre se
gerçait de sécheresse comme pour plus d'accueil de l'eau. Les parfums
des fleurs de la lande devenaient presque intolérables. Sous le soleil
tout se pâmait [...] Le ciel s'était
chargé d'orage et toute la nature attendait. L'instant était d'une
solennité trop oppressante, car tous les oiseaux s'étaient tus. Il
monta de l
a
terre un souffle si brûlant que l'on sentit tout défaillir ; le pollen
des conifères sortit comme une fumée d'or des branches. - Puis il
plut." André Gide, Les nourritures terrestres
"Il pleure dans mon Ker
comme il Pleumeur-Bodou..."
Well, Crachins d'Armor (Reprise)
mardi 8 avril 2008
Existence
"- Ma vie n'est pas une existence.
- Ah ben si tu crois que mon existence est une vie."
Marcel Carné, Hôtel du Nord
"La grande fatigue de l'existence humaine
n'est peut-être en somme que cet énorme mal qu'on se donne pour
demeurer vingt ans, quarante ans, davantage, raisonnable, pour ne pas
être simplement, profondément soi-même, c'est-à-dire immonde, atroce,
absurde. Cauchemar d'avoir à présenter toujours comme un petit id
éal
universel, surhomme du matin au soir, le sous-homme claudicant qu'on
nous a donné".
Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit
"Dieu est xyste ?"
Well, Mais à quel stade ?
"L'amour d'un homme n'occupe qu'une partie de sa vie d'homme ;
L'amour d'une femme occupe toute son existence". George Gordon, Lord Byron
"Vivre sûr
jusqu'au faîte,
et en fait
souvent survivre ?
Ou en fête,
au vent,
au jour
libre,
de tout son saoul
enfin (v)ivre ? ..."
Well, Jusqu'à l'hallali
dimanche 6 avril 2008
Combat
"Le baiser d'une femme, c'est la poignée de main du boxeur avant le combat"
Marcel Achard, Gugusse
"Celui qui refuse d'engager le combat n'y est pas vaincu. Mais il est vaincu moralement parce qu'il ne s'est pas battu" Fernando Pessoa, Le Banquier anarchiste
"La vie est un combat au corps
dit-on sans cesse.
- Viens, viens, viens !
P
ersuasion inepte n'engendrant que la violence.
Mais par moment, j'ai trop envie de le gagner.
Ce putain de combat.
- Han han han
un deux trois !!!
Persuasion contre ma volonté :
- Mais ça ne sert qu'à quoi de vouloir tout gagner ?
- Et ça sert tant à qui de se laisser impunément piétiner ?
- D'éviter la haine, de se respecter, de se comporter en humain
- Hmmmmmmmmmm ! (réflexion mêlée de zzzzz et de grumeaux avant le doute)
Han ! quatre !
Doute :
Et quand le doute m'habite
j'évite les piétinements (Expérience)
Han ! Cinq !
Persuasion de vouloir toujours co-exister
- Vous savez l'autre jour, on ...
- Je ne discute plus avec vous et autre on
Grumeaux...
Gong subliminal...
Gooonnnggggg !
Reprise du combat :
Han! Han ! Han ! Han !
Le sponsor :
Plus de bobos
avec le baume BeauBout
La foule :
- Six ! Sept ! Huit !Neuf !!!!
Finis-le ! Finis-la ! Finis-le pugilat !
Soudain ma raison :
- Laisse
le vivre ce n'est qu'un homme
Le temps inéluctablement perdurera ton œuvre
Le temps :
Comme tu as raison !
Ma déraison :
Sa femme te comprendra
Moi : Zzzzz
La vie est un combat sans cesse
dit-on encore"
Well, Combat









